MTO Blagnac (VFR) : visi 10km, tempé 13/, QNH1016 (LFMP Q1018, LFBZ Q1016)

Sortie club à Empuriabrava

L'Espagne...via les Cévennes

Aérodrome : fiche technique
Empuriabrava (LEAP), Espagne
Piste 35/17 : 760m, asphalte
Fiche aérodrome : you-fly.com
Activités sur AD : parachutisme

À proximité
Restaurants, taxis, activités nautiques

Samedi avec les #dr400 et #cessna172, on est partis en sortie #club : 12h de vol entre #cevennes, #camargue et #catalogne ! Une belle balade #avgeek

Une publication partagée par Aéroclub Jean Mermoz (@acjmermoz31) le

Publié par cchaix le 21 mai 2017 à 23:29

Publi√© dans Carnets de vols Pilotage 


(initialement publié sur Medium)

Et si on allait manger en Espagne ?

Ou comment faire un p’tit tour en avion…mais pas direct

Aérodrome de Muret, Haute-Garonne, 25 février 2017

La balade en avion léger

Le dicton désormais récurrent (coucou Traveleronstage), c’est :

C’est toujours plus beau, vu d’en haut !

Et pour mettre cette maxime en application, la sortie du mois de l’aéroclub se dirige vers l’Espagne donc, à Empuriabrava pour être plus précis.

Parachutisme intensif

Là-bas, comme dans le Sud-Ouest à Pamiers, Agen ou Castelnau-Magnoac, on pratique le parachutisme. Intensif. C’est même le premier lieu de pratique en Espagne pour ce sport aérien.

Du coup, un avion où maximum quatre personnes embarquent, pour rester à bord tout le long du vol, c’est un peu moins courant sur cet aérodrome catalan.

Pas trop vite

L’appel aux pilotes a fonctionné : au total, neuf des membres de l’aéro-club sont présents. Trois avions donc, avec chacun trois personnes à bord.

Y aller directement, depuis Muret ? C’est trop près ! Partir en début de matinée, passer environ 1:30 en vol, pour manger après, voilà trop rapide. Et c’est bien connu : l’avion est un moyen de transport rapide pour gens pas pressés.

Alors c’est décidé, on fait un détour par Alès (oui, dans le Gard). De quoi ajouter du temps de vol avant, mais aussi d’autres beaux paysages à survoler : gorges du Tarn, plateau du Larzac, Cévennes…et tout ça, avant Alès.

 

Pause café

Comme au boulot, on s’arrête un peu pour prendre le café. Pas que voler soit déplaisant, bien au contraire, mais parce qu’on en profite pour se dégourdir les jambes, s’entraîner un peu, et aller voir les amis. Salut Romain !

L’atterrissage à Alès est plutôt sympa et sportif, tout ça pour éviter de trop exposer les riverains au son de nos avions pas si bruyants que ça. On ne se plaint pas : pour réduire les «nuisances», mieux vaut faire un circuit d’arrivée un peu plus court que le faire vraiment plus long (si quelqu’un de Balma lit ce texte, coucou !). Plus long, c’est là que ça devient silencieux au sol, mais contraire à la sécurité des vols.

Voilà donc les trois avions, deux Robin DR400 et un Cessna 172, qui arrivent à Alès. Il est 11h, et on avait prévu de manger presque à l’heure française (13h) à Empuria. Qu’à cela ne tienne, on est là pour le plaisir : un appel en espagnol au restaurant pour décaler à 14h. On finit le café avec les membres du club local, à refaire le monde et évoquer les amis communs, et nous voilà repartis.

 

 

À nous la côte

Pont du Gard, Camargue puis la côte depuis Aigues-Mortes jusqu’à destination : l’itinéraire est bien difficile à suivre.

Un petit clin d’oeil aux amis un peu moins friands de vol, mais plus de côte : la vue sur Collioure est bien belle depuis les airs.

 

 

Girona Approach, buenas tardes

Premier contact radio en Espagne avant la destination : le contrôle d’approche de Girone. On y entend pêle-mêle du trafic commercial, avec une compagnie à la harpe qui dessert cet aéroport, et du trafic de loisir. Un samedi sans le moindre nuage, la météo y est peut-être pour quelque chose.

Parce qu’on vole plutôt vite (enfin, par rapport à une voiture), on appelle Empuriabrava peu après. L’avion largueur de parachutistes est en l’air, on évite de survoler directement l’aérodrome.

L’arrivée du jour, piste 35 (cap presque au nord), fait survoler cette marina géante qu’est la ville d’Empuriabrava. Après un accueil chaleureux à la radio, on s’intègre dans le circuit pour y observer des canaux, maisons et pontons partout. Et quelques piscines, aussi.

 

Un autre avion est même parti de Muret le matin même, mais lui a volé en direct, pour aller s’occuper d’un bateau qui y est basé.

Les trois avions enfin arrivés, on pose pour la photo de groupe…et on part manger, cette fois-ci véritablement à l’heure espagnole. Il est 14h.

Les joyeux participants : Sam, Emilie, Ahmed, Daniel, Christian, Vincent, André, François et Thomas
 

 

Menu Pika-Pika

Cuisine en Espagne, mais restaurant italien. On s’y plie à la tradition locale des tapas, mais uniquement en entrée. Le reste du repas est bel et bien italien, et malheur au convive qui, du haut de son espagnol un peu rouillé, n’est pas sûr d’avoir compris la liste des desserts et demande s’il y a une crème catalane. Pas de sanction, mais on en rit de bon coeur.

Le repas terminé, il est déjà temps de rentrer. Les avions vérifiés, tout le monde à bord, et on décolle presque en rafale (notez, sans majuscule : on vole à 120 noeuds maximum, pas 1200).

Dans les Pyrénées

Le plus court chemin pour rentrer passe par la montagne : c’est bien pratique par un beau temps pareil, pas besoin de suivre les routes, et ça va plus vite.

Trois avions, trois vitesses de croisière : partis en même temps, les arrivées sont plus espacées. Le vol retour est l’occasion pour les passagers(ères) arrière de piquer un somme, alors qu’on rentre par la cour de récréation : la zone dite du «local Sud».

Le local Sud,

ou du «vol local dans le secteur Sud». Cette zone, qui court pour les pilotes muretains de Carcassonne jusqu’à Auch, est la zone géographique que les pilotes formés dans la région ont arpentée pendant qu’ils passaient les jalons pour devenir pilotes.

C’est précisément cette zone archi-connue dont on cherche à sortir par de telles balades au long cours. Non par lassitude, mais pour éviter cette lassitude, sortir du «par coeur» pour découvrir de nouveaux horizons.

Mais le par coeur, la zone connue, c’est bien pratique en fin de journée, quand on fait le vol retour. Un coup d’oeil à l’altitude, un réglage de radionavigation pour être sûr d’être descendu à temps avant les espaces aériens de l’aéroport de Toulouse, «Blagnac [où] tes avions sont plus beaux» comme le chantait Nougaro, et l’avion-balai du groupe, le Cessna 172, poursuit le vol en navigation de proche en proche : le lac de la Ganguise au loin à droite, c’est du côté de Castelnaudary. Plus loin, on attend le virage de l’A66 placé entre Nailloux et Pamiers.

Les parachustistes, encore

Un oeil bien ouvert, et même quatre, on entend le service d’information de vol régional («Toulouse Info») annoncer à un compère que les parachutistes sont actifs à Pamiers. Méfiance donc, on va tout droit en évitant de partir sur Pamiers. Et voilà le virage, puis Auterive et il est déjà le moment de contacter Muret.

Après avoir croisé Malou qui convoyait le Cap10 de MPV, on appelle donc Muret, cap à l’ouest, piste 12 en service (en sens opposé, donc). Qu’à cela ne tienne : après demande au contrôle et faute de vent ou de trafic dans le circuit, on se pose en piste 30, dans le sens de l’arrivée. Non sans avoir tenté un atterrissage court, qui se solde en séance kangourou sur la piste. Échanges hilares à la radio à la clé. Comme quoi, les casseroles c’est pour tout le monde :-)

 

Tous rentrés

Et voilà, tout le monde est rentré, bien content de sa journée. On a mangé en Espagne, vu de superbes paysages, dégourdi les ailes, parlé anglais à la radio.

Et surtout, on a déjà hâte de la prochaine sortie.

C’est toujours plus beau, vu d’en haut !
Ecrit par:
Christian