MTO Blagnac (VFR) : visi 10km, tempé 25/, QNH1019 (LFMP Q1018, LFBZ Q1020)

Sortie club Ă  Empuriabrava

L'Espagne...via les CĂ©vennes

AĂ©rodrome : fiche technique
Empuriabrava (LEAP), Espagne
Piste 35/17 : 760m, asphalte
Fiche aérodrome : you-fly.com
Activités sur AD : parachutisme

À proximitĂ©
Restaurants, taxis, activités nautiques

Samedi avec les #dr400 et #cessna172, on est partis en sortie #club : 12h de vol entre #cevennes, #camargue et #catalogne ! Une belle balade #avgeek

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Publié par cchaix le 21 mai 2017 à 23:29

Publié dans Carnets de vols Pilotage 

(initialement publié sur Medium)

Et si on allait manger en Espagne ?

Ou comment faire un p’tit tour en avion
mais pas direct

Aérodrome de Muret, Haute-Garonne, 25 février 2017

La balade en avion léger

Le dicton dĂ©sormais rĂ©current (coucou Traveleronstage), c’est :

C’est toujours plus beau, vu d’en haut !

Et pour mettre cette maxime en application, la sortie du mois de l’aĂ©roclub se dirige vers l’Espagne donc, Ă  Empuriabrava pour ĂȘtre plus prĂ©cis.

Parachutisme intensif

LĂ -bas, comme dans le Sud-Ouest Ă  Pamiers, Agen ou Castelnau-Magnoac, on pratique le parachutisme. Intensif. C’est mĂȘme le premier lieu de pratique en Espagne pour ce sport aĂ©rien.

Du coup, un avion oĂč maximum quatre personnes embarquent, pour rester Ă  bord tout le long du vol, c’est un peu moins courant sur cet aĂ©rodrome catalan.

Pas trop vite

L’appel aux pilotes a fonctionné : au total, neuf des membres de l’aĂ©ro-club sont prĂ©sents. Trois avions donc, avec chacun trois personnes Ă  bord.

Y aller directement, depuis Muret ? C’est trop prĂšs ! Partir en dĂ©but de matinĂ©e, passer environ 1:30 en vol, pour manger aprĂšs, voilĂ  trop rapide. Et c’est bien connu : l’avion est un moyen de transport rapide pour gens pas pressĂ©s.

Alors c’est dĂ©cidĂ©, on fait un dĂ©tour par AlĂšs (oui, dans le Gard). De quoi ajouter du temps de vol avant, mais aussi d’autres beaux paysages Ă  survoler : gorges du Tarn, plateau du Larzac, CĂ©vennes
et tout ça, avant AlĂšs.

 

Pause café

Comme au boulot, on s’arrĂȘte un peu pour prendre le cafĂ©. Pas que voler soit dĂ©plaisant, bien au contraire, mais parce qu’on en profite pour se dĂ©gourdir les jambes, s’entraĂźner un peu, et aller voir les amis. Salut Romain !

L’atterrissage Ă  AlĂšs est plutĂŽt sympa et sportif, tout ça pour Ă©viter de trop exposer les riverains au son de nos avions pas si bruyants que ça. On ne se plaint pas : pour rĂ©duire les «nuisances», mieux vaut faire un circuit d’arrivĂ©e un peu plus court que le faire vraiment plus long (si quelqu’un de Balma lit ce texte, coucou !). Plus long, c’est lĂ  que ça devient silencieux au sol, mais contraire Ă  la sĂ©curitĂ© des vols.

VoilĂ  donc les trois avions, deux Robin DR400 et un Cessna 172, qui arrivent Ă  AlĂšs. Il est 11h, et on avait prĂ©vu de manger presque Ă  l’heure française (13h) Ă  Empuria. Qu’à cela ne tienne, on est lĂ  pour le plaisir : un appel en espagnol au restaurant pour dĂ©caler Ă  14h. On finit le cafĂ© avec les membres du club local, Ă  refaire le monde et Ă©voquer les amis communs, et nous voilĂ  repartis.

 

 

À nous la cîte

Pont du Gard, Camargue puis la cĂŽte depuis Aigues-Mortes jusqu’à destination : l’itinĂ©raire est bien difficile Ă  suivre.

Un petit clin d’oeil aux amis un peu moins friands de vol, mais plus de cîte : la vue sur Collioure est bien belle depuis les airs.

 

 

Girona Approach, buenas tardes

Premier contact radio en Espagne avant la destination : le contrĂŽle d’approche de Girone. On y entend pĂȘle-mĂȘle du trafic commercial, avec une compagnie Ă  la harpe qui dessert cet aĂ©roport, et du trafic de loisir. Un samedi sans le moindre nuage, la mĂ©tĂ©o y est peut-ĂȘtre pour quelque chose.

Parce qu’on vole plutĂŽt vite (enfin, par rapport Ă  une voiture), on appelle Empuriabrava peu aprĂšs. L’avion largueur de parachutistes est en l’air, on Ă©vite de survoler directement l’aĂ©rodrome.

L’arrivĂ©e du jour, piste 35 (cap presque au nord), fait survoler cette marina gĂ©ante qu’est la ville d’Empuriabrava. AprĂšs un accueil chaleureux Ă  la radio, on s’intĂšgre dans le circuit pour y observer des canaux, maisons et pontons partout. Et quelques piscines, aussi.

 

Un autre avion est mĂȘme parti de Muret le matin mĂȘme, mais lui a volĂ© en direct, pour aller s’occuper d’un bateau qui y est basĂ©.

Les trois avions enfin arrivĂ©s, on pose pour la photo de groupe
et on part manger, cette fois-ci vĂ©ritablement Ă  l’heure espagnole. Il est 14h.

Les joyeux participants : Sam, Emilie, Ahmed, Daniel, Christian, Vincent, André, François et Thomas
 

 

Menu Pika-Pika

Cuisine en Espagne, mais restaurant italien. On s’y plie Ă  la tradition locale des tapas, mais uniquement en entrĂ©e. Le reste du repas est bel et bien italien, et malheur au convive qui, du haut de son espagnol un peu rouillĂ©, n’est pas sĂ»r d’avoir compris la liste des desserts et demande s’il y a une crĂšme catalane. Pas de sanction, mais on en rit de bon coeur.

Le repas terminé, il est déjà temps de rentrer. Les avions vérifiés, tout le monde à bord, et on décolle presque en rafale (notez, sans majuscule : on vole à 120 noeuds maximum, pas 1200).

Dans les Pyrénées

Le plus court chemin pour rentrer passe par la montagne : c’est bien pratique par un beau temps pareil, pas besoin de suivre les routes, et ça va plus vite.

Trois avions, trois vitesses de croisiĂšre : partis en mĂȘme temps, les arrivĂ©es sont plus espacĂ©es. Le vol retour est l’occasion pour les passagers(Ăšres) arriĂšre de piquer un somme, alors qu’on rentre par la cour de rĂ©crĂ©ation : la zone dite du «local Sud».

Le local Sud,

ou du «vol local dans le secteur Sud». Cette zone, qui court pour les pilotes muretains de Carcassonne jusqu’à Auch, est la zone gĂ©ographique que les pilotes formĂ©s dans la rĂ©gion ont arpentĂ©e pendant qu’ils passaient les jalons pour devenir pilotes.

C’est prĂ©cisĂ©ment cette zone archi-connue dont on cherche Ă  sortir par de telles balades au long cours. Non par lassitude, mais pour Ă©viter cette lassitude, sortir du «par coeur» pour dĂ©couvrir de nouveaux horizons.

Mais le par coeur, la zone connue, c’est bien pratique en fin de journĂ©e, quand on fait le vol retour. Un coup d’oeil Ă  l’altitude, un rĂ©glage de radionavigation pour ĂȘtre sĂ»r d’ĂȘtre descendu Ă  temps avant les espaces aĂ©riens de l’aĂ©roport de Toulouse, «Blagnac [oĂč] tes avions sont plus beaux» comme le chantait Nougaro, et l’avion-balai du groupe, le Cessna 172, poursuit le vol en navigation de proche en proche : le lac de la Ganguise au loin Ă  droite, c’est du cĂŽtĂ© de Castelnaudary. Plus loin, on attend le virage de l’A66 placĂ© entre Nailloux et Pamiers.

Les parachustistes, encore

Un oeil bien ouvert, et mĂȘme quatre, on entend le service d’information de vol rĂ©gional («Toulouse Info») annoncer Ă  un compĂšre que les parachutistes sont actifs Ă  Pamiers. MĂ©fiance donc, on va tout droit en Ă©vitant de partir sur Pamiers. Et voilĂ  le virage, puis Auterive et il est dĂ©jĂ  le moment de contacter Muret.

AprĂšs avoir croisĂ© Malou qui convoyait le Cap10 de MPV, on appelle donc Muret, cap Ă  l’ouest, piste 12 en service (en sens opposĂ©, donc). Qu’à cela ne tienne : aprĂšs demande au contrĂŽle et faute de vent ou de trafic dans le circuit, on se pose en piste 30, dans le sens de l’arrivĂ©e. Non sans avoir tentĂ© un atterrissage court, qui se solde en sĂ©ance kangourou sur la piste. Échanges hilares Ă  la radio Ă  la clĂ©. Comme quoi, les casseroles c’est pour tout le monde :-)

 

Tous rentrés

Et voilà, tout le monde est rentré, bien content de sa journée. On a mangé en Espagne, vu de superbes paysages, dégourdi les ailes, parlé anglais à la radio.

Et surtout, on a déjà hùte de la prochaine sortie.

C’est toujours plus beau, vu d’en haut !
Ecrit par:
Christian